SAISON ANIME PRINTEMPS 2016 – LES TOPS ET LES FLOPS !

Saison Anime Printemps 2016 – Les tops et les flops !

Années : 2016

Maintenant que ce mois d’Euro de Football s’est enfin terminé, et si le Tour de France ne vous intéresse pas, ce début d’été peut vous sembler un peu vide. Heureusement, la saison Printemps 2016 des animes s’est terminée il y a quelques semaines, et vous avez surement beaucoup de chose à rattraper.

Pour rappel, le Japon diffuse plusieurs centaines d’anime par an. Afin de les organiser, ces séries sont diffusées suivant quatre plages différentes (qui suivent les différentes saisons), afin de suivre un certains rituels pour que les animes commencent et finissent plus ou moins en même temps.

Petit bilan donc des animes qui ont déçu ou surpris positivement lors de la dernière saison.

 

Les Flops

Les animes qui ne m’ont pas convaincu cette saison

Mayoiga

Mayoiga-anime-japonais

Un groupe de 30 jeunes hommes et jeunes femmes font un voyage en bus vers le village Nanaki, un obscur endroit qui d’après une légende urbaine serait paradisiaque. Beaucoup voit en cette opportunité un moyen de commencer une nouvelle vie, ou de fuir leurs anciens problèmes. A leur arrivée, ils découvrent que le village n’a plus aucun d’habitant, alors qu’il reste des traces de vie récentes. Que ce cache-t-il derrière ce mystérieux village ?

Un anime fait par le studio qui avait déjà réalisé Another, un anime mystère-horreur, et qui donc laissait présager quelque chose de sombre et angoissant. Le synopsis pouvait laisser présager une critique de la société japonaise et de ses laissés-pour-compte.

Si le début n’a rien de honteux, on s’aperçoit assez vite que cette série ne mène nulle part. Et que l’on se retrouve devant une série creuse, qui n’a rien à raconter, et qui ne propose aucun réel propos de fond. Le problème n’est donc pas tant que les personnages sont assez clichés, voire carrément débiles parfois, que les effets spéciaux sont particulièrement laids, ou que certaines situations sont complètement grotesques.

Non, le vrai problème de Mayoiga, c’est que ça n’a ni un propos assez intéressant pour être une bonne œuvre, ni de moment assez fun pour qu’on puisse le prendre comme un divertissement.

Les derniers épisodes symbolisent bien la série, car alors qu’on attend une véritable explosion narrative, tout se finit de manière très bancale. A tel point que je classe Mayoiga dans ces animes « perte de temps », qui n’ont vraiment rien qui mériterait un visionnage.

 

 

Kabaneri of the Iron Fortress

Kabaneri_of_the_Iron_Fortress_anime_2016

L’histoire se déroule dans l’état insulaire d’Hinomoto. Alors que le monde est en pleine révolution industrielle, la survie de l’espèce humaine est compromise par l’apparition des « Kabane », des créatures dangereuses dotées d’un cœur protégé par une cage d’acier. La population est contrainte de se réfugier dans d’immenses forteresses, appelées stations, reliées entre elles par des trains blindés : les Hayajiro.

 Kabaneri était surement l’anime le plus attendu de cette saison. L’Attaque des Titans fut l’une des dernières grandes sensations de l’animation japonaise, et Kabaneri of the Iron Fortress en est un de ses héritiers directs. Avec un pitch assez similaire, et le même studio en charge, beaucoup espérait un nouveau gros coup de maitre de Wit Studio.

Malheureusement, cela ne se passa pas vraiment ainsi et l’échec sera retentissant. Conspué sur Twitter ou Sens Critique, l’anime s’est vraiment mis beaucoup de personne à dos. D’abord accusé de pâle copie de l’Attaque des Titans, je trouve que le problème est bien plus profond que ça.

Il faut savoir que Kabaneri a une structure très particulière, qui la dessert beaucoup. On commence « in medias res », avec 7 premiers épisodes d’action pur où très peu de choses sont développés. 7 ! Autant dire que pour un anime de 13 épisodes, c’est bien trop, et ne vouloir commencer l’histoire qu’à partir de la moitié est une erreur. Car du coup cette histoire-là s’en trouve bâclée, caricaturale et pleine de raccourcie. Et cela sera vraiment le gros problème de cet anime. L’animation a beau être magnifique, les chara-design inspirés, et l’univers assez cool, l’histoire en elle-même est vide et ennuyeuse. Du coup un ratage assez complet pour un anime qui était prometteur.

 

 

Les Meh

Agréable à voir, mais pas incroyable non plus

Uchuu Patrol Luluco

Uchuu_Patrol_Luluco_anime_2016

Luluco est une fille de 13 ans qui vit sur Terre avec son père, qui travaille pour une Patrouille Spatiale. Malgré le fait qu’elle vit dans un quartier d’aliens immigrés, qui ont été accepté sur Terre 20 ans plus tôt, Luluco fait tout pour vivre une vie normale d’écolière. Mais quand son père se fait congeler accidentellement, Luluco n’aura d’autre choix que de travailler à sa place dans la Patrouille Spatiale, où elle rencontrera son premier amour : un mystérieux garçon du nom de AΩ Nova.

Ce programme de 8 minutes est l’un des 2 animes de Trigger de cette saison. C’est l’un des studios très en vogue aujourd’hui, qui est co-présidé par Hiroyuko Omaishi (un ancien de Gainax et l’auteur de Gurren Lagann et Panty & Stocking), et qui a produit l’immense succès que fut Kill la Kill.

L’annonce d’un nouvel anime Trigger fait donc toujours rudement plaisir, même si celui-là n’est pas si extraordinaire que ça. Le gros problème de Luluco pour moi, est qu’il ne sait pas s’il veut avoir l’ambition d’un Kill la Kill ou la crétinerie constante d’un Inferno Cop. Le format fait qu’il est dur de faire une histoire un peu fouillée, et l’ambition narrative amoindrie pas mal l’humour absurde.

Toutefois cette anime a trouvé son public, et il est vrai qu’il a tout de même quelques cartes en mains pour convaincre avec ses personnages très mignons, et son OST légère et douce. De plus Luluco est suffisamment court, et les épisodes suffisamment denses, pour qu’un visionnage vaille le coup, que l’on soit réceptif ou non à ce genre de feeling si particulier qu’il procure.

 

 

My Hero Academia

My_Hero_Academia_anime_2016

Dans un monde où le paranormal est normal, où l’humanité est souvent menacée par l’attaque de divers monstres, chaque humain est doté d’un pouvoir particulier nommé « Alters ». Grâce à celui-ci, devenir un héros n’est pas impossible pour eux. Le manga suit les aventures d’Izuku Midoriya, l’un des rares humains ne possédant pas d’alter, qui rêve pourtant de rejoindre la filière super-héroïque du grand lycée Yūei et de devenir un jour un grand héros.

Nous voilà face à l’adaptation d’un shonen ultra classique de la saison, celui souvent décrit comme l’héritier de Naruto, et qui a rencontré un large enthousiasme de la part du public. Toutefois, tout n’est pas non plus rose avec cet anime. Le premier gros problème est surement son rythme, en adaptant seulement 21 chapitres en 13 épisodes, on se rend compte pourquoi les épisodes paraissent aussi lents. On avance véritablement au compte-goutte, et si on peut dire qu’on a vu des choses dans cette première saison, on ne s’est véritablement arrêté qu’au prémisse de l’histoire. Le second problème de cet anime est son trop grand classicisme. Nous n’en sommes encore qu’au début avec ces 13 épisodes, et ça peut évoluer plus tard, mais pour l’instant l’ensemble est vraiment trop prévisible, avec des personnages stéréotypés, des situations déjà vus, et des dénouements un peu plan-plan.

Mais si on omet ces deux soucis, le reste est convainquant. L’animation est fluide et belle, les chara-design sont réussis avec ce côté hybride entre comics et manga, l’ensemble est très divertissant, et les épisodes passent vite. C’est donc un divertissement décent, mais qui manque un peu de fond ou de personnalité pour vraiment marquer les esprits.

 

 

Re : Zero -Starting life in another world-

Re_ Zero_Starting_life_in_another_world_anime_2016

En rentrant chez lui après être allé dans une supérette, Subaru Natsuki, un jeune homme sans véritable avenir, se voit téléporté dans un autre monde, qui verse dans la fantasy. Sans pouvoir savoir comment il a atterri ici, il commence à se faire agresser par des bandits dans une ruelle, mais se fait sauver par une mystérieuse fille aux cheveux d’argent. Subaru décidera de l’aider dans sa recherche d’un collier volé. Mais juste quand ils trouvent une piste, Subaru et la fille se font attaquer et tuer. Se réveillant exactement à l’emplacement où il était arrivé dans ce monde, Subaru découvre qu’il a obtenu la capacité de revenir quelques heures ou quelques jours dans le temps lorsqu’il meurt, en ne gardant que la mémoire des évènements précédents.

Adaptation d’un Light Novel (roman japonais) à succès en 24 épisodes, Re :Zero n’en est pour l’instant qu’à son quinzième épisode. L’anime se structure sous forme d’arc, où chacun présente une situation difficile, et que Subaru devra surmonter pour arriver à un nouveau « checkpoint ». Une mécanique qui fait très jeu vidéo, mais qui avait déjà été traité dans d’autre fiction comme le très bon Edge of Tomorrow avec Tom Cruise. Parti-pris pas si simple à écrire, les retours en arrière sont plutôt bien exploités, et on ne s’ennuie pas à revoir toujours la même situation arriver d’une autre manière.

A côté de ça les personnages sont assez agréables (parfois un peu insupportable néanmoins), l’action bien retranscrite, et il y a des petits passages un peu plus trash que le reste pour donner juste ce qu’il faut d’originalité afin de casser le reste de la narration. Pour l’instant, le véritable problème qu’a rencontré la série est sa baisse d’intérêt sur le second arc, qui n’était pas bien passionnant et pourtant assez long. Mais le troisième est déjà en train de rattraper tout ça, et nous promet une seconde moitié plutôt mouvementée.

 

 

Les Tops

Ce qu’il faut surtout retenir de cette saison

Joker Game

Joker-Games-anime-2016

Avec la Seconde Guerre Mondiale qui approche à grand pas, la connaissance de la situation sociale et économique des autres pays est devenue un véritable atout. En conséquence, le Japon a établi une nouvelle organisation d’espionnage connu sous le nom de « D Agency ».

Sous le commandement du Colonel Yuuko, huit agents se sont vu assigner la tâche d’infiltrer et d’observer certains des pays les plus puissants, et de reporter tout informations relatives à une prochaine guerre. Afin de remplir leurs missions, ces hommes ont entrainé leurs corps à survivre dans d’extrême conditions et ont étudié énormément de chose sur la communication et le langage. Mais leur plus grande force restera le mensonge et leur capacité à manipuler les autres afin d’obtenir les renseignements qui permettront à leur nation de prendre l’avantage.

Adapté de 3 Light Novel, la licence Joker Game a aussi connu un manga et un film. Si le résumé est assez évasif, c’est que cet anime n’a pas de réel fil rouge ou trame principal. Quasiment chaque épisode fonctionne indépendamment des autres, et montre l’un des membres de la D Agency dans une de ses missions, avec souvent un petit twist inattendu à la fin.

Même si ce format de saison est forcément un peu moins passionnant que ceux plus « feuilletonnant », Joker Game mérite tout de même d’être vu pour son ambiance originale, et ses épisodes bien ficelés. On ne s’ennuie que très peu, et la diversité des intrigues permet de ne pas avoir de routine. On a ici plusieurs types d’histoire relative à l’espionnage, et on voyage à travers différents pays (France, Allemagne, Chine, …), ce qui est agréable. Toutefois le manque de fil rouge reste un souci de la série et pourrait en laisser certains sur le côté. Joker Game est donc un divertissement très honnête et agréable à regarder.

 

 

Kiznaiver

Kiznaiver_anime_2016

Kiznaiver prend place dans la ville fictionnelle futuriste du Japon, Sugomori City. Alors que la ville parait tout à fait normale, en vérité elle a été créée afin d’habiter une expérience à grande échelle sous le nom de « Système Kizna ». Le but pour l’instant incomplet de ce système est d’arriver à atteindre la paix mondial en connectant les personnes par le partage de la douleur. Ceux qui sont connectés ainsi sont appelé « Kiznaiver ». Si un de ces Kiznaiver éprouve de la souffrance émotionnelle ou physique, celle-ci est partagée et distribuée à tous les autres Kiznaivers.

Quelques jours avant le début des vacances d’été, une mystérieuse fille, visiblement sans émotion, du nom de Noriko Sonozaki, dit à 7 étudiants d’une classe de lycée qu’ils ont été choisis pour cette expérience, et qu’ils devront remplir plusieurs épreuves pour réussir l’expérience.

Après Luluco, Kiznaiver est le second anime du studio Trigger. D’un format plus long avec ses épisodes de 23 minutes, l’anime se veut aussi plus classique et plus ambitieux. Si on reproche souvent à Kiznaiver de ne pas avoir la folie qu’ont les autres productions du studio, cette série a pourtant plusieurs atouts pour convaincre.

Déjà ses personnages principaux (les sept étudiants) qui sont esquissés comme les clichés habituels, mais auront une aura plutôt différente, qui les rend particulièrement attachants. La musique et l’animation sont elles aussi de très bonne facture, et le feeling est plutôt agréable. Mais ce qui fait le plus plaisir dans Kiznaiver, et surement cette volonté de Trigger de plus jouer sur les émotions que sur la véritable histoire. Car si celle-ci reste assez basique, les émotions que transmettent les personnages ainsi que leurs relations sont bien plus inédites. Kiznaiver se présente vraiment comme un fantasme adolescent jusqu’au boutiste, qui n’hésite pas à devenir ridicule ou à forcer le trait, si ça peut amplifier encore un peu la scène. On assiste donc à une boule d’énergie communicative, qui ose casser les barrières du bon goût pour offrir une expérience nouvelle, et qui vaut largement le coup d’œil.

Alors oui, la série a de nombreux défauts, et est surement un peu trop courte pour révéler tout son potentiel, mais on arrive à lui pardonner pour tout ce qu’elle a à offrir à côté.

 

 

Jojo’s Bizarre Adventure – Diamond is Unbreakable

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Pour celle-ci pas de synopsis, tant la licence est dure à résumer en quelques paragraphes. Jojo’s Bizarre Adventure est l’un des shonens les plus cultes au Japon, même s’il ne s’est pas trop imposé à l’étranger. Elle raconte l’histoire de la ligné des Joestar, et compte plusieurs « parties » qui chacune auront un personnage principal et un univers différent. Le manga a donc beau faire plus de 110 tomes en tout, l’histoire arrive à se renouveler très régulièrement et rester une référence incontournable du genre. Il y a en tout 8 parties, et Diamond is Unbreakable est la quatrième d’entre elles. Si chaque partie a sa propre structure, il vaut tout de même mieux avoir vu les parties précédentes avant de commencer celle-ci.

Comme chaque nouvelle saison, DiU a aussi son propre genre et après être passé par l’horreur-fantastique, l’aventure, et le road movie, JJBA s’attaque ici au slice of life/mystère.  Pour la première fois l’intrigue ne se situe que dans une seule ville, Morioh, et le but de la partie sera de faire vivre cette ville, tout en dévoilant peu à peu un mystère très sombre derrière.

 

Si les précédentes saisons de Jojo’s Bizarre Adventure étaient déjà excellentes, cette quatrième partie arrive à mettre la barre encore un peu plus haut. Nous n’en sommes qu’au tiers de la saison (15 épisodes sur 39), mais déjà cette aventure semble encore meilleure que les précédentes. Le côté Slice of Life est vraiment bien utilisé, en montrant pour une fois le quotidien d’un des Jojo, les personnages principaux sont très attachants (notamment Koichi), et les différentes intrigues sont brillantes. La licence est particulièrement réputée pour ses « stands », sorte de pouvoir que peuvent avoir chacun des personnages, et qui ont été introduit dans la 3ème partie. Si au début, ceux-ci étaient assez basiques (pouvoir du feu, du sable, de voir l’avenir, …), on a maintenant des pouvoirs de plus en plus originaux et complexes dans leurs fonctionnements. Si bien qu’on assiste très souvent à des situations que l’on n’avait jamais vues ailleurs : un homme capable de supprimer l’espace entre deux personnes, une femme se battant avec ses cheveux, un homme pouvant terrasser ses cibles grâce à la culpabilité, … Ce ne sont que des exemples pris au hasard d’ennemi qui offrent des épisodes très fun à voir.

Et ce n’est pas tout. Car même si cette histoire passionnante et ces situations originales suffisent, l’anime fait aussi preuve d’une mise-en-scène très ambitieuse et d’une qualité quasiment inédite dans les séries d’animation japonaise. Il y a un travail sur les transitions entre les scènes qui est absolument jouissif pour tous ceux qui s’intéressent un peu à la narration dans l’audiovisuelle.

Bref, ce sont toutes ces qualités qui font, pour moi, de Diamond is Unbreakable le meilleur anime de la saison (voire même surement de l’année).

 

Que retenir de cette saison 2016 des animes ?

Si l’on devait résumer cette saison, on pourrait dire qu’elle fut plutôt satisfaisante, car malgré quelques déceptions, il y a tout de même eu assez pour contenter tout le monde. Et cela nous a amené aussi ce chef d’œuvre que sera surement cette nouvelle partie de Jojo’s Bizarre Adventure.

 

 

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Article rédigé par La Rédaction Gold'n Blog

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